Quand Carl Rogers rencontre les neurosciences : un duo qui change la donne.
- Marie-Claudine GONZALEZ
- 11 août 2025
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 24 sept. 2025
Le cerveau humain : un héros en pleine transformation
Imaginez votre cerveau comme un orchestre, où chaque instrument joue un rôle crucial. L’amygdale, ce petit chef d’orchestre de l’émotion, déclenche l’alarme quand il sent le danger. Le cortex préfrontal, lui, est le maestro, qui coordonne et réfléchit. Pour que la symphonie soit harmonieuse, ces deux-là doivent s’entendre.
Et c’est justement là que la relation humaine entre en scène.
L’Approche Centrée sur la Personne : plus qu’une méthode, une philosophie
Carl Rogers a révolutionné la psychologie en mettant au cœur de sa pratique trois attitudes clés :
l’empathie, ou la capacité à comprendre sincèrement l’autre,
l’acceptation inconditionnelle, c’est-à-dire accueillir la personne sans jugement,
la congruence, être authentique et transparent.
Ce n’est pas juste « être gentil ». C’est un cadre relationnel qui ouvre la voie au changement.
Quand la science donne raison à l’intuition
Aujourd’hui, les neurosciences observent ce que Rogers pressentait : ces attitudes activent des zones précises du cerveau.
L’empathie fait vibrer le cortex préfrontal médian, l’insula et le cortex cingulaire antérieur — des zones impliquées dans la perception et la compréhension des émotions.
L’acceptation calme l’amygdale, réduisant la peur et le stress, pour laisser le cortex préfrontal prendre le relais.
La congruence génère une cohérence physiologique qui aide à réguler les émotions et favorise une communication sincère entre les différentes parties du cerveau.
Pourquoi ça change tout, même pour le cerveau
Cette relation authentique crée un environnement sécurisé où le cerveau peut « se rééduquer ».
Grâce à la plasticité neuronale, les circuits cérébraux se modifient, les schémas émotionnels se réorganisent, et la personne peut développer de nouvelles façons d’être au monde, plus libres et plus apaisées.
Le pont entre l’humain et la science
L’ACP et les neurosciences ne sont plus des mondes à part :
Rogers parlait d’ouverture, d’écoute et de vérité,
la science parle aujourd’hui d’amygdale, de cortex et d’ocytocine.
Mais leur message est le même : une relation humaine profonde et bienveillante peut littéralement changer un cerveau.
En résumé
Si vous travaillez dans l’accompagnement, la thérapie, l’éducation, ou tout simplement dans la vie, retenez ceci : prendre soin de la qualité du lien que vous tissez, ce n’est pas seulement important. C’est fondamental — au niveau psychologique et biologique.
Marie-Claudine Gonzalez



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