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Pourquoi "client" plutôt que "patient" dans ma pratique ?

  • Photo du rédacteur: Marie-Claudine GONZALEZ
    Marie-Claudine GONZALEZ
  • 26 mai 2025
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 24 sept. 2025

Dans ma pratique de psychopraticienne, j'ai fait le choix conscient d'utiliser le terme "client" plutôt que "patient". Cette distinction, loin d'être anodine, reflète une philosophie d'accompagnement qui place l'autonomie et la dignité de la personne au cœur de la relation thérapeutique.


Une question de posture relationnelle

Le terme "patient" évoque étymologiquement celui qui "subit" et qui "attend". Il s'inscrit dans un modèle médical où la personne est considérée comme porteuse d'une pathologie à traiter, dans une relation verticale où l'expert détient le savoir et le pouvoir de guérison. Cette approche, bien que légitime dans le domaine médical, ne correspond pas à ma vision de l'accompagnement psychologique.

En choisissant le terme "client", je reconnais la personne comme acteur principal de son processus de changement. Le client fait appel à mes services, choisit de s'engager dans cette démarche et reste maître de ses décisions. Cette terminologie reflète une relation horizontale, collaborative, où chacun apporte ses compétences dans un objectif commun.


L'héritage de l'approche centrée sur la personne

Cette terminologie s'ancre dans l'approche centrée sur la personne de Carl Rogers, qui constitue le fondement de ma pratique. Rogers lui-même utilisait le terme "client" pour souligner que la personne qui consulte n'est pas malade, mais en recherche d'un mieux-être. Elle possède en elle les ressources nécessaires à son épanouissement et n'a besoin que d'un environnement favorable pour les actualiser.

Cette perspective transforme radicalement la nature de la relation thérapeutique. Je ne suis pas celle qui "répare" ou qui "soigne", mais celle qui accompagne, qui facilite l'émergence des solutions que la personne porte déjà en elle. Le client devient l'expert de sa propre expérience, tandis que j'apporte mon expertise dans l'art de l'écoute et de l'accompagnement.


Une responsabilisation mutuelle

Utiliser le terme "client" implique aussi une dimension de responsabilisation réciproque. Le client s'engage activement dans sa démarche, prend des décisions éclairées concernant son accompagnement et assume sa part dans le processus de changement. De mon côté, je m'engage à fournir un service de qualité, dans le respect de mes engagements déontologiques.

Cette approche favorise l'autonomisation de la personne et renforce son sentiment d'efficacité personnelle. Elle évite l'écueil de la dépendance thérapeutique en maintenant le client dans une position d'acteur plutôt que de spectateur de sa propre évolution.

Un choix éthique et philosophique

Ce choix terminologique reflète mes valeurs fondamentales : le respect de l'autonomie, la croyance en la capacité d'autodétermination de chaque personne et la conviction que nous sommes tous égaux en dignité humaine, quelle que soit notre situation de vie.

En utilisant le terme "client", je réaffirme que venir me consulter n'est pas un aveu de faiblesse ou de maladie, mais un acte de courage et d'engagement envers soi-même. C'est reconnaître sa valeur et investir dans son bien-être, au même titre qu'on fait appel à tout autre professionnel pour développer ses compétences ou améliorer sa situation.

 

N'hésitez pas à prendre une consultation découverte gratuite - 30 minutes.

Au plaisir de vous rencontrer.

Marie-Claudine Gonzalez



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